Saisissons, saisissez ! (saisine du Conseil Constitutionnel)

Le texte de la saisine citoyenne : en ligne ou en version pdf

Pour signer la saisine citoyenne :
 en ligne avec le formulaire ci-dessous
 par mail à admin@lsijolie.net

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Lettre ouverte aux parlementaires (pétition)
Les impératifs de sécurité et d’"urgence" ne peuvent servir de prétexte au passage en force d’amendements dénoncés depuis longtemps par les associations de défense des droits de l’homme et des libertés.
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Campagne pour la libéralisation de la cryptographie (pétition)
Retirer la cryptologie du projet de « Loi sur la Société de l’Information » (LSI) et abroger les réglementations antérieures de la cryptologie en droit français.
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Egalement au sommaire...:

Cryptographie : un pas en avant, deux pas en arrière

La FIL se félicite de l’autorisation en France du logiciel GnuPG mais déplore les mesures prises, dans la foulée, à l’encontre de la libre utilisation d’outils de cryptographie.

Cf http://www.lafil.org/act54

LSQ : sortez couvert !
On l’a déjà dit, écrit, redit et répété : le volet crypto de la Loi sur la Sécurité Quotidienne (LSQ) est illogique, inefficace, inappliquable, inutile, dangereux et mensonger (voir les nombreux articles à ce propos sur LSIjolie.net). Apprenons-donc à se protéger.

Brief summary of the french situation
The "Loi sur la Sécurité Quotidienne" (LSQ), that has been adopted in last november, places the internet under cybersurveillance, and criminalize the free use of crypto tools.

Souriez, vous êtes "loggués"
On imagine mal un gouvernement, quel qu’il soit, faire passer une loi d’exception, au nom d’impératifs de sécurité, stipulant qu’il convient de surveiller tous les faits et gestes de ses concitoyens.

Sauver la confidentialité des communications
Le Président Bush a demandé à l’Union européenne d’amender les lois européennes sur la vie Privée de façon à permettre aux services de l’ordre d’enregistrer les communications personnelles.Cette proposition est contraire aux normes internationales des droits de l’homme et a été rejetée par les Commissaires européens à la Protection des données personnelles et par les membres du parlement européen.Cette proposition a également un impact néfaste sur la vie privée des citoyens américains.


En bref...:

Fichage policier : faites valoir vos droits !
http://renseignementsgeneraux.net
Nous connaissons tous l’existence des fameux fichiers RG (Renseignements Généraux). Mais connaissez-vous le STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) ? Et quid du SIS (Système d’Information Schengen) et d’Eurodac ?
Dans la foulée du Forum de (...)

10 jours de désobéissance !
En décembre 2001, plusieurs assoc, orgas, individus, activistes, raveurs, sites d’infos alternatives... ont lancé l’idée d’un forum de la désobéissance et de l’insoumission, notamment pour se mobiliser contre la Loi Sécurité Quotidienne. Cela aboutit aujourd’hui à l’organisation de 10 jours de (...)

Pétition contre le spam
Le SPAM est un fléau... :
Il fait perdre de la bande passante à tout le monde !
Il nous fait perdre du temps quand nous traitons nos emails !
Les spammeurs ne respectent pas la Netiquette !
Les spammeurs ne respectent pas notre vie privée !
Ils volent nos adresses (contrefaçon) sur nos (...)

LSQ : la polémique continue
Quatre mois après la promulgation du texte, la LSQ fait toujours débat. Le Forum des droits de l’Internet adresse des recommandations au Gouvernement concernant les futurs décrets d’applications.
Promulguée le 15 novembre 2001, la LSQ (loi sur la Sécurité quotidienne) et son arsenal sécuritaire (...)

Eveil militant contre « l’hystérie sécuritaire »
Ils se sont mobilisés à la suite de quel ques dates marquantes ou de quelques mots de trop. Depuis l’automne dernier, trois mouvements sont nés, regroupant chacun, de manière plus ou moins informelle, des acteurs de la vie sociale, des sociologues ou des militants. Plusieurs centaines de (...)

SUR LE WEB :
Fichage policier : 25% d'erreurs, mais que fait la police ?
Liste des erreurs recensée par la CNIL dans le fichier STIC
L'ère du soupçon
Cryptographie : un pas en avant, deux pas en arrière
Campagne fournisseurs d'accès : demandons des comptes
Avec la FIL, la résistance contre la surveillance électronique se met en place
En adoptant sa "loi internet", l'Espagne prône un an de rétention des données
M. Bédier veut construire des prisons pour "restaurer l'autorité"


Souriez, vous êtes coupable !

vendredi 26 octobre 2001
par Jean Marc Manach
site Rewriting.net
Journaliste Reporter Internet

Les amendements contestés par les défenseurs des droits de l’homme et de la vie privée ont été votés par le Sénat. Au menu : anticonstitutionnalité, raccolage, mensonge, flou juridique et dommages collatéraux. Une seconde victoire pour les terroristes.

La Loi sur la Sécurité Quotidienne (LSQ) est passé au Sénat. Non seulement l’ajout, "en urgence", de nouveaux amendements est anticonstitutionnel, mais certains d’entre-eux sont en eux-mêmes contraires à la Constitution. Ainsi de l’obligation de déchiffrer les messages cryptés, rajoutée in extremis alors qu’il n’avait pas été proposé par le ministère de l’Intérieur, instigateur de la révision de la loi, et qui "puni de trois d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende le fait, pour quiconque ayant connaissance de la convention secrète de déchiffrement ... susceptible d’avoir été utilisé pour ... un crime ou un délit, de refuser de remettre ladite convention aux autorités judiciaires ou de la mettre en oeuvre". L’auto-incrimination est contraire aux conventions relatives aux Droits de l’Homme, mais les sénateurs ne s’en offusquent aucunement. Jean-Pierre Schosteck, rapporteur du texte au Sénat, avance ainsi que "la gravité de la situation actuelle et la modification du contexte dans lequel se déroulait la discussion du projet de loi justifie le recours à des procédés exceptionnels". La justification des amendements, quant à elle, n’hésite pas à diaboliser l’internet, véritable repère des taliban dès qu’ils sortent de leur ghetto afghan, comme chacun sait, et à lui faire porter le chapeau des attentats. On y lit ainsi que "les événements récents ont démontré que l’utilisation des moyens de télécommunications, des réseaux numériques et de l’internet étaient au cœur des échanges d’informations entre les membres d’un réseau terroriste", et que "la transmission de messages cryptés par la voie de l’internet s’est révélée être une forme privilégiée de communication entre membres d’un réseau terroriste".

Et la Poste ?

Le FBI lui-même reconnaît que, si certains d’entre-eux ont bel et bien échangés quelques dizaines d’e-mails, les présumés terroristes ne se sont pas servis de la crypto, ce qui n’a pas empêché nombre de médias de tomber eux aussi dans le panneau et de raconter tout et n’importe quoi (voir Terrorisme : les dessous de la filière porno). Et quand bien même ils se seraient servis du Net, Echelon n’aurait a priori eu aucun mal à déjouer lesdits attentats. Non ? Non : les sénateurs ont voté la conservation pendant un an par les fournisseurs d’accès des données de connexion, alors que la CNIL n’en réclamait que 3 mois. Le détail desdites données n’est pas précisé, le texte en renvoyant la définition à un décret. Si, a priori, elles ne concerneront pas les "correspondances privées", à savoir le contenu des e-mails, on ne peut que s’inquiéter de ce que le décret ne permette de conserver le détail des fichiers qui ont été publiés sur le web ou par FTP, par exemple, et qui ne relèvent pas, eux, de la correspondance privée. Un peu comme si l’on plaçait une caméra de vidéosurveillance sur votre tête dès que vous sortiez de chez vous. Au nom de la lutte contre le terrorisme, bien sûr. L’utilisation du courrier postal dans le cadre du "terrorisme biologique" à l’anthrax entraînera-t’il le gouvernement ou les députés à demander à la Poste d’enregistrer, pendant un an, le détail de qui écrit à qui, quand, et d’où ?

Souriez, vous êtes coupable !

En attendant son passage à l’Assemblée, le 31 octobre prochain, il peut être intéressant de relever les "dommages collatéraux" que la LSQ entraînera. Imaginons donc qu’un malfaisant laisse entendre à la police que vous vous faites le complice d’un terroriste et envoie un message chiffré à votre adresse e-mail professionnelle. Votre employeur, au titre de la signature électronique, vous a en effet demandé de créer une clef à votre nom. En attendant, sûrs de leur bon droit, et au vu de la LSQ, les policiers débarquent à votre logis en pleine nuit, conformément au nouvel article 76-1 voté par le Sénat, qui autorise les "perquisitions, visites domiciliaires et saisies de pièces à conviction sans l’assentiment de la personne chez laquelle elles ont lieu". Vous êtes en vacances, et ne pouvez donc pas donner votre assentiment ? Qu’à cela ne tienne : l’affaire est grave, la police entre et saisit tout ce qu’elle estime nécessaire. Passée la nuit, elle se rend chez votre employeur et trouve à l’intérieur de votre ordinateur de bureau le message chiffré que le corbeau vous a envoyé. Au titre du nouvel article 434-15-2, vous risquez 3 ans de prison et 45 000 € si vous ne déchiffrez point le message. Sauf que vous ne savez pas comment faire : vous n’avez jamais utilisé la clef de crypto en question, de plus, vous avez oublié le passe et impossible de le retrouver : votre ordinateur a lamentablement crashé suite à un méchant virus informatique. Mais ce n’est plus au procureur de démontrer votre culpabilité, mais à vous de prouver votre innocence, et que vous n’avez donc pas sciemment détruit la clef, et que vous avez réellement oublié le mot de passe. Bon courage.

Attendez, il y a pire

Le corbeau ayant laissé entendre que, dans ce fichier crypté se cachent les détails d’une action terroriste à venir, ce n’est pas 3 ans de prison et 45 000 € d’amende qui vous pend au nez, mais 5 ans de prison, et 75 000 €. En attendant, le juge se retourne vers le fournisseur de "prestations de cryptologie" à qui il demande de déchiffrer le message, sauf à "démonter qu’il ne sont pas en mesure de satisfaire à ces réquisitions", au risque d’écoper de "deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende". Votre patron demande à la personne compétente de déchiffrer le message. Celle-ci indique que cela n’est pas possible parce que la solution de crypto choisie repose sur un système qui ne comporte ni porte dérobée, ni tiers de confiance. Ce sont des mots bien compliqués, qu’il faudra donc aller expliquer au procès. Votre patron n’est donc pas content du tout d’être ainsi convoqué, et vous risquez fort de perdre votre boulot. Mais passons. Le juge a la possibilité d’en appeler "aux moyens de l’Etat couverts par le secret de la défense nationale". Le message chiffré est donc transmis aux "briseurs de codes" militaires. S’ils n’arrivent pas à déchiffrer le message en question, le doute continue de peser sur vous. Dans l’hypothèse, improbable mais sait-on jamais, où ils arrivent à le déchiffrer et à démontrer que vous étiez bel et bien en passe de commettre un attentat, vous n’avez même pas le droit de contester les conclusions auxquelles ils sont parvenus, puisque "les décisions judiciaires prises en application du présent chapitre ne sont susceptibles d’aucun recours". Vous voilà coincé.

STIC - le retour de la revanche

Et si, dans sa grande mansuétude, le juge vous acquitte tout de même, ou qu’après quelques mois ou années de prison vous décidiez de changer de métier, n’espérez pas pouvoir travailler dans un port, un aéroport, une centrale nucléaire, une société de gardiennage ou quelque autre emploi relevant peu ou prou de "l’exercice de missions de sécurité ou de défense, de l’accès à des zones protégées en raison de l’activité qui s’y exerce, de l’utilisation de matériels ou produits présentant un caractère dangereux". Le gouvernement a en effet décidé de vérifier "l’honorabilité" et la "moralité" de ceux à qui seront confiées de telles missions : le nouvel article 17-1 de la LSQ exige en effet que des agents de la police ou de la gendarmerie vérifie, avant que de confier de telles missions, le fichier STIC du postulant. Ce "Système de Traitement des Infractions Constatées", entretenu par les diverses forces de l’ordre, en toute illégalité, depuis 1995, mais discrètement légalisé cet été, avait valu un Big Brother Awards au ministère de l’Intérieur l’an passé. Listant crimes, délits et contraventions de toutes sortes (ainsi que les affaires dont vous avez été témoin, et même victime !), il n’est pas mis à jour lorsque l’on est blanchi, ou disculpé. Le doute restera donc entier, et vous serez black-listé à vie. C’est-y pas beau, franchement, la lutte contre le terrorisme...

Version originale et corrigée d’un article, "La faute à l’internet", publié dans Transfert.

Voir aussi :

Dossier "Cybercrime et démocratie" du Forum des Droits sur l’Internet : http://www.foruminternet.org/documents/general/lire.phtml ?id=187

Les articles de la LSQ : http://www.lsijolie.net/lsq

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Signatures:

(signataires)








  > Souriez, vous êtes coupable !
18 janvier 2002, par Gilong
> Souriez, vous êtes coupable !
4 novembre 2001, par louis wolfs nationalité belge
> Le terrorisme d’Etat
1er novembre 2001, par David CM




> Souriez, vous êtes coupable !
18 janvier 2002, par Gilong   [retour au début des forums]

Trés bien la démonstration sur l’hypothèse du "corbeau qui vous envoie un mail". Mais c’est le propre des législations totalitaires d’employer ce type d’opération. Pas de quoi pourtant être étonné. Ce sont ces mêmes états qui pratiquent le totalitarisme au sommet au nom de la démocratie. Une autre hypothèse : Un état veut s’emparer des richesses d’un autre et n’a pas trouvé de prétexte. Il programme des attentats contre ses propres intérêts en liaison avec une fumeuse organisation manipulatrice de quelques excités ou désespérés. L’opinion mondiale sous le choc, il impose ce qu’il veut ou il veut. Avec la complicité de nos gentils dirigeants et l’abrutissement des masses. Ca ne vous rappelle rien ? Moi si... Le fascisme, le nazisme, le stalinime... et la démocratie façon Georges W. BUSH. On y est mon pote, pour ne pas dire mon POL-POT. Et je ne crypte pas ce que j’écris... pas pour leur faire plaisir mais pour montrer qu’on n’a pas peur et qu’on trouvera toujours un moyen pour leur mettre !!! Malgrès "Echelon" et toutes leurs merdes.

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  • > > Souriez, vous êtes coupable !
    7 mars 2002   [retour au début des forums]
    D’où que proviennent les manipulations, il en existe. je pense aussi à cet effet Esplanade des Mosquées, coup médiatique pour projeter l’opinion vers un vote sécuritaire et le fait que ce ne soient que des conjectures n’empèche pas qu’ on doive surtout penser à ce qui va se passer APRES.J’ai entendu parler d’un livre sur l’Amérique selon G.W Bush. Il ne faut pas attendre qu’ils aient fait ,il faut essayer de prévoir.

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  • club des amis du president des etats unis :BUSH au mali
    4 février 2004, par club des amis de bush   [retour au début des forums]
    nous sommes le clob des amis de georges .w. bush au mali nous aimerons prendre contact avec bush pour lui avouer tout notre amour , on le soutien jusqu’à la mort . nous t’aimons bush

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> Souriez, vous êtes coupable !
4 novembre 2001, par louis wolfs nationalité belge   [retour au début des forums]

En belgique c’est pire que le fichier STIC puisque le fichier BELGE BCS c’est des falsifications d’INTERPOL , des inscriptions anonymes et la persécution de poersonnes non concernée et n’ayant jamais habité en Belgique Je tiens des documents du comité P c’est a dire des magistrtas du sénat belge qui controlent la police a disposition de toutes organisations intéressée par BIB BROTHER VERWILGHEN ministre de la justice et sur le BORDEL d’INTERPOL LYON

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> Le terrorisme d’Etat
1er novembre 2001, par David CM   [retour au début des forums]

Ces nouveaux textes visent, sous couverts de lutte contre le terrorisme, à accentuer la pression totalitaire par des menaces en tous genres. La terreur de la répression peut potentiellement s’abattre sur n’importe qui, n’importe quand. Il s’agit d’inciter les braves "citoyens" à rester dans le rang et de faire peur aux contestataires pour qu’ils ne soient par trop remuants. Les lois sont déjà répressives au besoin, mais là on entre dans le terrorisme.

Des textes anti-démocratiques ne pourraient pas naître dans une véritable démocratie... Une abstention militante et généralisée en 2002 pourrait être un des moyens de délégitimer nos démocraties totalitaires. Pour promouvoir la démocratie : abstention !


Pour l’abstention militante

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